Le SIDA : Qu’est-ce que c’est ? Quels sont les risques de contamination ?

jeudi 30 mars 2006
par  Laurence Chapon
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- Le SIDA est une maladie causée par la présence d’un virus : le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).
Le VIH infecte des cellules intervenant dans le fonctionnement du système immunitaire : les lymphocytes T4. Le virus prolifère au sein de ces cellules qu’il a infectées lesquelles, avant d’être détruites, produisent de nouveaux virus qui vont infecter d’autres cellules. C’est le phénomène de la réplication virale.
L’organisme est incapable d’éliminer le virus.
Pour en savoir plus sur ce qu’est le virus du sida, voir l’article suivant : Le VIH.

- Une personne contaminée par le virus est séropositive :
Dès la contamination, le virus se diffuse et se reproduit rapidement dans l’organisme, puis se stabilise à un niveau qui varie d’une personne à une autre. Cette période peut passer inaperçue ou se manifester par un état grippal qui disparaît de lui même au bout de quelques semaines. Pourtant, pendant cette phase, l’organisme est envahi par le VIH : le sang et les sécrétions sexuelles sont remplis d’une grande quantité de virus, les contacts sexuels non protégés sont particulièrement infectieux.
La fin de cette phase que l’on appelle « primo infection » correspond à la période appelée « séroconversion ». Traduction : quelques semaines après la contamination, l’organisme produit des anti-corps pour lutter contre le VIH. C’est la présence de ces anticorps que l’on détecte par un test de dépistage qui permet de déclarer que la personne est séropositive. Le virus reste actif, mais se reproduit lentement et ne provoque généralement pas de signes extérieurs visibles.

- Une personne est malade du Sida quand ses déffences immunitaires sont très affaiblies.
L’être humain a normalement dans le sang entre 800 et 1000 lymphocytes T4 par millimètre cube : on parle de sida, ou sida déclaré, lorsque le nombre de lymphocytes descend au-dessous de 200. Alors, des maladies opportunistes se développent, profitant de l’affaiblissement du système immunitaire.
SIDA signifie Syndrome de l’Immunodéficience Acquise.

Le sida se soigne, mais ne se guérit pas.
Au fur et à mesure de l’évolution de l’infection, le système immunitaire se dégrade et devient incapable de défendre l’organisme face à toutes sortes de bactéries, parasites, champignons, virus et à la multiplication de cellules cancéreuses. Résultat : l’apparition de maladies que l’on appelle « infections opportunistes ». Profitant de la faiblesse du système immunitaire, ces germes, inoffensifs chez les personnes en bonne santé , trouvent un terrain propice pour se développer.

- Les thérapies : Lutter contre la multiplication du virus.
Le VIH étant un virus, un « antirétroviral » est un médicament qui l’empêche de se multiplier dans l’organisme. Utilisé seul, il a une efficacité limité ; associé à d’autres médicaments, il est plus performant : c’est ce qu’on appelle la multi-thérapie, ou tri-thérapie quand on associe trois médicaments.
Ces traitements ont permis à des milliers de personnes vivant avec le VIH de prolonger leur existence dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement, ils ont des effets secondaires importants : ils peuvent provoquer des déficiences en globules blancs ou rouges, endommager le pancréas ou les terminaisons nerveuses, sans oublier les troubles du sommeil, les nausées, les diarrhées.
Ces médicaments ne sont pas administrés systématiqu ement à toutes les personnes séropositives. La mise sous traitements repose sur des critères biologiques (quantité de virus, état du système immunitaire) et psychologiques.

En aucun cas les multi-thérapies n’éliminent définitivement le virus. Ces thérapies ne font que ralentir le développement du virus.

- Les modes de transmission du virus :

  • Le virus doit être présent en quantité suffissante pour que la transmission soit possible. Il se transmet donc par les liquides qui en contiennent beaucoup : le sang, le sperme, le liquide séminal (qui s’écoule du pénis au début de l’érection), les secrététions vaginales et le lait.
    Ne sont pas contaminants : la salive, la sueur, les larmes, l’urine... car le virus est présent en quantité trop faible. Il n’y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle...) et dans les lieux publics (piscine, toilettes...).
  • Les portes d’entrée du VIH :
    Muqueuse (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les paroies internes des cavités naturelles de l’organisme : bouche, vagin, rectum...). Lors de rapports sexuels non protégés.
    Voie sanguine
    Voie cutanée : En cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé.
  • La transmission :
  1. Contamination par voie sexuelle
    Pénétration vaginale ou anale sans préservatif
    Contacts bouche-sexe ou bouche-anus
  2. Contamination par voie sanguine
    Partage de matériel d’injection (chez les toxicomanes).
    Tranfusion sanguine (le sang des donneurs est contrôlé en France afin d’éviter la transmission de maladies comme le Sida ou l’hépatite virale).
  3. Contamination de la mère à l’enfant
    Transmission materno-foetale au moment de la naissance (on pratique une césarienne quand la mère est séropositive pour éviter le contact du sang foetal avec celui de la mère lors du décolement du placenta).
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    "Sans préservatif, c’est avec le sida que vous faites l’amour"

Sources :
Association solidarité Sida
Sida Info Service
Futura Sciences
Association de lutte contre le sida


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