Le syndrome du titanique

Réalisé par Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre
jeudi 8 octobre 2009
par  Laurence Chapon
popularité : 91%

Ce film est l’histoire de notre Terre sous la fome d’un assemblage d’images magnifiques et terribles. Des commentaires de Nicolat Hulot jalonnent le film ainsi que des enregistrements de personnalités.
On ne peut pas rester indifférents devant ce film... À voir et à reflechir.

Extraits du dossier de presse

Jean-Albert Lièvre
Cela fait presque vingt ans que je réalise des films sur « les paradis terrestres ». Comme Nicolas, j’ai accumulé beaucoup de souvenirs sur les coulisses des pays visités lors de nos tournages « nature ». C’est cette réalité-là que nous dévoilons aujourd’hui. Pendant des années, nous avons filmé le rêve, aujourd’hui nous montrons la réalité. Les hommes dans leurs milieux urbains, plutôt que de beaux paysages sauvages…

Nicolas Hulot
Si on avait fait ce film il y a trois ans, il aurait probablement ressemblé au film d’Al Gore, sous la forme d’un grand constat écologique… Mais les phénomènes s’accélèrent. Je ne peux plus me cantonner à l’analyse de la seule crise écologique.
Je vois bien que toutes les crises - écologiques, économiques, alimentaires et climatiques - se combinent et qu’elles nous mènent droit vers une crise de l’humanité, voire humanitaire. Ce film veut inviter chacun à s’interroger sur le sens du progrès. J’ai cru longtemps que la planète était
infinie, que la trace de l’homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l’abri des menaces… Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d’une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s’étend pas… Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre « vernis de civilisation » risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d’être un prix Nobel pour comprendre qu’on arrive au bout du processus.
Tout le monde va être concerné, notre génération, mais également nos enfants, ici et ailleurs. Cela nous arrangerait de pouvoir fermer les yeux… mais aujourd’hui, on ne peut tout simplement plus se le permettre. Alors effectivement, nous n’avons pas fait ce film pour être aimés, ou aimables, mais pour servir une cause, pour aider à la prise de conscience et accélérer le passage à l’acte…

Pour oser un autre monde - La Fondation Nicolas Hulot lance EVOLUTION : CHAPITRE 2

À travers LE SYNDROME DU TITANIC, Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre mettent en images les incohérences de notre modèle de développement et ses conséquences tant au niveau humain, qu’écologique. Face à ce constat, La Fondation Nicolas Hulot invite aussi chacun à se projeter demain, à oser l’inédit pour bâtir autre chose, ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire individuelle et collective. Avec le Comité de Veille Écologique, la Fondation entend participer à sa mesure à ce grand défi, en encourageant la volonté d’agir et en mettant au débat des pistes de réflexion pour construire demain autrement.
En près de 20 ans, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme a progressivement oeuvré auprès de tous les publics. Après avoir travaillé au côté des enfants et des enseignants, elle décide en 2005 de s’adresser au plus grand nombre avec le Défi pour la Terre, puis gravit une marche supplémentaire en 2007 en interpellant les candidats à l’élection présidentielle avec le Pacte écologique.
Avec d’autres, elle a contribué à sortir l’écologie du « ghetto » dans lequel elle se trouvait, informant sur l’urgence écologique et sur la réalité des bouleversements infligés à la planète. Aujourd’hui, nul ne peut plus ignorer qu’il est indispensable de changer de cap, de bouleverser nos habitudes. Mais jusqu’où faut-il aller ?
Certes les capacités de régénération de la planète ne sont pas compatibles avec notre modèle de développement actuel... mais à cela s’ajoutent les inégalités qui s’aggravent, l’économie qui dérive, les liens sociaux qui se déchirent et le mal-être individuel qui empire. Le mot crise devient banal et les difficultés financière, économique, écologique, sociale et culturelle se combinent, s’alimentent et révèlent au bout du compte un système au bord du point de rupture, la fin d’un cycle. Notre modèle de développement n’est plus viable, ni pour l’homme, ni pour la planète.

Pour voir quelques images du film et les intensions de Nicolas Hulot : site du film


Documents joints

Dossier de presse
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